Droits des femmes : La Coalition de la Campagne appelle la Mauritanie à abroger toutes les lois discriminatoires conformément à la CEDAW et au Protocole de Maputo

Publié le par rim21.over-blog.org

La Fédération Internationale des ligues des Droits de l’Homme (F.i.d.h.) vient de publier, un an après le lancement de la campagne "L’Afrique pour les droits des femmes : ratifier et respecter!", son "Cahier d’exigences", un rapport qui analyse les progrès et les obstacles faits aux femmes quant à l’accès à leurs droits fondamentaux dans trente et un pays d’Afrique dont la Mauritanie.

 

Cette étude menée avec l’African Center for Democracy and Human Rights Studies (A.c.d.h.r.s.), Femmes Africa Solidarité (F.a.s.), Women’s Aid Collective (W.a.col.), Women in Law and Developpment in Africa (W.i.l.d.af.) et Women and Law in Southern Africa (W.l.s.a.) révèle  que "la législation mauritanienne demeure profondément discriminatoire notamment dans le domaine de la famille".

 

A titre d’exemple de dispositions législatives discriminatoires, le rapport cite le Code du Statut Personnel (C.s.p.), le Code de la Nationalité qui limite le droit de la femme de transmettre sa nationalité à ses enfants et le Code Pénal.

 

Ce "Cahier d’exigences" montre aussi que "l’application effective des lois relatives à la protection des droits des femmes se heurte au poids des traditions et à la conception patriarcale de la société qui maintient la femme mauritanienne dans une position d’infériorité".

 

Ce rapport aborde également les violences que subissent les femmes mauritaniennes, l’esclavage, les obstacles à l’accès à l’éducation, à l’emploi et à la santé. Par rapport à toutes ces questions, la Coalition de la Campagne "L’Afrique pour les droits des femmes : ratifier et respecter!" s’est dite "particulièrement préoccupée" par leur persistance.

 

Face à cette situation, la Coalition de la Campagne "L’Afrique pour les droits des femmes : ratifier et respecter!" n’y est pas allée de main morte pour demander à la Mauritanie de serrer la ceinture.

 

Dans ce sens, elle a demandé aux autorités mauritaniennes de réformer ou abroger toutes les lois discriminatoires conformément à la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discriminations à l’égard des femmes (C.e.d.a.w.) et au Protocole de Maputo qui exige des gouvernements africains l’élimination de toutes les formes de discrimination et de violence à l’égard des femmes en Afrique et la mise en œuvre d’une politique d’égalité entre hommes et femmes.

 

En outre, elle demande de renforcer les lois et politiques visant à lutter contre les violences à l’égard des femmes, de mettre en place toutes les mesures nécessaires pour garantir l’accès à la scolarisation des filles, d’améliorer l’accès des femmes aux soins de santé.

 

Et, enfin, la Coalition de la Campagne "L’Afrique pour les droits des femmes : ratifier et respecter!" a mis l’accent sur la nécessité pour les autorités mauritaniennes de mettre en place des programmes de sensibilisation aux droits des femmes, de ratifier le Protocole facultatif à la C.e.d.a.w. mais surtout de lever la réserve générale émise à la C.e.d.a.w. et de mettre en œuvre toutes les recommandations émises par le Comité pour l’élimination de la discrimination à l’égard des femmes.

 

Babacar Baye NDIAYE

 

 

 

Publié dans Société

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article