Présumés activistes salafistes restés en prison : Les familles réclament la tenue d’un procès afin qu’elles sachent ce qu’on leur reproche

Publié le par rim21.over-blog.org

soldats-mauritanie.jpgDans le cadre de l’assassinat des quatre touristes français près de la ville d’Aleg, des présumés activistes salafistes ont été appréhendés. Certains d’entre eux ont été jugés puis condamnés ou relâchés. Par contre, d’autres continuent, jusqu’à présent, à croupir au fonds des cellules de la prison centrale de Nouakchott, clamant, par le biais de leurs parents, leur innocence en soutenant qu’ils ont été arrêtés à tort ou par délit de parenté.

 

Voilà à peine, plus de deux ans et demie. Une telle situation n’a pas manqué d’installer leurs parents dans le désespoir et l’inquiétude de plus en grandissant. Ce lundi, ils ont donné de la voix, pour la énième fois, pour se faire entendre.

 

"Franchement, c’est un dossier qui nous dépasse. Nous pensons tout simplement que c’est un dossier qui n’est pas géré par le ministère de la justice. Sinon, comment expliquer que, plus de deux ans et demi, ces personnes restent en prison, qu’elles ne soient jugées, leurs dossiers pas renvoyés et qu’elles ne soient pas libérées.

 

Nous n’y comprenons rien. Aucune famille ne demande de liberté pour ses enfants. Elles demandent qu’elles soient jugées afin que l’on sache ce qu’on leur reproche, ce qu’ils ont commis", a déclaré Me Fatimata Mbaye, une de leurs avocates.

 

Même incompréhension du  côté des familles où on maintient également la même chose non sans demander, à leur tour, à ce que leurs enfants soient jugés et fixés enfin sur leur sort.

Non loin, de la prison centrale de Nouakchott, un nombre de femmes important s’agglutine sous le feuillage d’un arbre.

 

Elles viennent, pour la plupart d’entre elles, de l’intérieur du pays. Nini Mint Sidi est l’une d’entre elles. Son fils, Ahmed Tijani, fait parti du lot des présumés activistes salafistes qui sont détenus, depuis mai 2008, au niveau de la prison centrale de Nouakchott.

 

 

Dans ses déclarations, elle affirme, comme le reste d’ailleurs des autres femmes, haut et fort que son fils est innocent en soutenant qu’il a été arrêté à tort. Elle indique aussi qu’elle a, à deux reprises, suivi le convoi présidentiel, l’une à Mbout et l’autre à Tévragh-Zéina, pour informer Mohamed Ould Abdel Aziz sur la situation de son fils et de celle des autres présumés activistes salafistes. "Le Président de la République avait promis de faire quelque chose", renseigne cette mère de famille visiblement désespérée.

 

Selon une source du collectif des avocats de la défense des présumés activistes salafistes, la balle semble traîner dans le camp des services de la sûreté de l’Etat qui n’ont pas encore transféré leur dossier au niveau du parquet pour être auditionnés. Pendant ce temps, les familles des présumés activistes salafistes continuent à relever que leurs fils sont détenus de manière arbitraire rappelant que la durée de leur détention préventive a expirée depuis très longtemps.

 

Babacar Baye NDIAYE

 

Publié dans Politique

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article